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Comment les femmes s’enchaînent (aussi) elles-mêmes ?

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Dans cet article non conventionnel, la Woman Mag interpelle avec bienveillance les femmes ambitieuses. Car si elles avaient moins d’apriori sur elles-mêmes, moins de stéréotypes et de comparaisons en tête, leur progression professionnelle serait encore plus impressionnante.

 

Il y a de la matière en la matière grise.

 

Beaucoup de choses ont déjà été écrites sur les limites à l’origine du fameux plafond de verre, et sur les différences entre les femmes et les hommes d’un point de vue professionnel ! Les constats sont principalement centrés sur les idées reçues des organisations et de leurs dirigeants, souvent masculines, à propos des femmes. Mais qu’en est-il de l’étroitesse de l’esprit au féminin ? Les femmes ne sont-elles pas également à l’origine de leurs propres limitations ?

 

À performances égales, d’où provient l’écart ?

 

Une étude américaine* a montré de façon complètement neutre que, quel que soit le contexte d’enquête, il n’y a aucune différence de perception entre les performances managériales masculine et féminine ! Les deux sont considérées comme étant aussi efficaces. Parfaitement différentes, mais tout à fait productives l’une et l’autre ! Mais alors, pourquoi dans ce cas, les femmes accèdent-elles moins à ces postes à responsabilités ? Toujours en écartant le réflexe de victimisation de la population féminine !

 

Give me a break !

 

On pense tous aux interruptions professionnelles qu’impose la vie aux femmes. Que ce soit pour la maternité, pour la carrière d’un conjoint ou pour des contraintes familiales, comme par exemple, la gestion d’un parent âgé, la vie d’une femme n’est manifestement JAMAIS linéaire !

Mais l’idée que ces coupures soient contraires à la productivité persiste inlassablement. Et c’est aussi à force de le dire que les femmes finissent par le penser intimement. Or, il a été démontré que les pauses sont bénéfiques et favorables à la croissance, tel un Steve Jobs, renvoyé par son conseil d’administration Apple, mais qui renvient plus performant encore, renforcé par une expérience extérieure ! Nous connaissons tous la suite de son ascension…

 

 

 

 

Quali ou quanti ?

 

Une autre idée reçue voudrait qu’une femme avec des obligations familiales n’ait aucunement le temps d’être aussi un bon manager. Que l’on ne peut pas tout faire à la fois ! Mais cette idée ne provient-elle pas d’une considération quantitative, là où il faudrait plutôt réfléchir qualitativement ?

 

Une autre étude américaine** démontre, là encore, qu’une politique d’entreprise différente, incluant la flexibilité du lieu de travail, notamment, permet alors un meilleur épanouissement personnel ! Celui-ci est alors favorable à l’engagement professionnel, à la satisfaction des uns et des autres, et à la santé des salariés.

 

Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir, car beaucoup d’entreprises pensent encore à tort que c’est dans le nombre d’heures effectuées qu’un salarié est productif ! Cette pensée est tellement ancrée que les femmes se cloisonnent alors à choisir entre leur vie professionnelle et familiale ! Perpétuant ainsi le déséquilibre entre quantité de travail et qualité.

 

L’idéal féminin.

 

Enfin, en perpétuant l’idée selon laquelle la valeur suprême des femmes réside dans leur beauté et leur sex-appeal, les médias contribuent eux aussi à la sous-représentation de celles-ci à des postes de direction ! Par ricochet, on constate une répercussion directe sur les aspirations féminines et sur leurs objectifs. Elles se consacrent alors férocement à performer là où il y a le plus de chance d’être appréciées, et non l’inverse.

 

 

* https://www.apa.org/pubs/journals/releases/apl-a0036751.pdf

** https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22013632/

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