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Prisonnière du syndrome de la bonne élève ? Voici comment vous en libérer !

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Sois polie, sois sage, travaille bien à l’école et surtout tiens-toi bien ! Vous avez déjà entendu ces injonctions parentales dans votre enfance ? Comme beaucoup d’enfants, c’est certain ! Et si elles sont les paroles les plus prononcées de tous les parents dans un but positif, elles peuvent devenir problématique lorsque, trop ancrées dans l’inconscient, elles deviennent un véritable mode de vie. La Woman Mag vous présente dans ce tout nouvel article un syndrome peu connu mais très envahissant : le syndrome de la bonne élève !

 

Le syndrome de la bonne élève : qu’est-ce que c’est ?

 

Vous aviez de bonnes notes, vous travailliez sérieusement, vous ne faisiez pas de vague et suiviez les consignes scrupuleusement, vous respectiez les règles, vous étiez discrète et obéissante, et vous vous réjouissiez de la reconnaissance de vos professeurs. Vous étiez une bonne élève !

 

Le syndrome de la bonne élève prend généralement sa source durant l’enfance, là où l’éducation forge et encadre le caractère de l’enfant. Dans le cadre de ce syndrome par exemple, la petite fille est encouragée à se comporter de manière impeccable et va développer sans s’en rendre compte un goût prononcé pour le travail acharné, dans l’optique de plaire toujours plus à ses professeurs, mais aussi à ses parents. Elle ne sera ainsi heureuse et pleinement épanouie scolairement et personnellement que si elle satisfait, obtient les éloges et déclenche l’approbation.

 

 

 

Pour continuer à être bonne élève, la jeune fille agit d’une façon qui n’est pas « naturelle », mais au contraire provoquée et influencée par les encouragements et la reconnaissance qu’elle souhaite obtenir. Le syndrome de la bonne élève touche en majorité les femmes adultes et n’est pas sans conséquence dans leur parcours professionnel et personnel.

 

Quelles sont les conséquences au quotidien ?

 

Si les conséquences sur les résultats scolaires ne sont pas à déplorer, du fait que la bonne élève récolte des bulletins scolaires tout à fait honorables, les effets de ce syndrome se manifestent à la sortie du système scolaire. En grandissant, la petite fille conserve certains traits du syndrome de la bonne élève : ne pas oser dire non  ou donner une opinion contraire, être toujours polie et serviable à outrance, redouter l’autorité, avoir toujours l’impression de déranger, avoir peur de décevoir, chercher à faire plaisir ou à plaire au risque de se faire passer en dernier constamment, voire s’oublier, peur de l’échec… Les conséquences sont aussi nombreuses que néfastes.

 

Inutile de souligner à quel point ces conséquences affectent directement la confiance en soi de la femme touchée par le syndrome de la bonne élève : elle est souvent dure envers elle-même, se juge et s’en demande toujours plus.

 

En arrivant dans un univers professionnel, la bonne élève, qui n’a guère changé ses façons de faire depuis son enfance, se confronte très souvent à la dureté du monde du travail. Pendant les heureuses années de son enfance, la petite fille a construit sa confiance en soi selon le fait que l’amour, la reconnaissance et les éloges, étaient attribués par rapport à la quantité de travail fourni. Pourtant, dans le monde de l’entreprise, les choses ne se passent pas de cette manière et la réalité est souvent dure à vivre pour une bonne élève.

 

 

 

Comment le contrer ?

 

S’il est possible de sortir du syndrome de la bonne élève, il faut garder en mémoire que cela demande un important travail sur soi. Le syndrome de la bonne élève prenant sa source dans l’enfance, il est difficile de revenir sur quelque chose qui dure depuis des années. D’où l’importance d’expliquer aux petites filles qu’il n’existe pas de lien direct entre une bonne note et l’amour porté par les parents envers elle. L’accent doit en effet être mis sur le fait que les erreurs font partie de la vie et qu’il est impossible d’être la meilleure tout le temps.

 

Pour sortir du syndrome de la bonne élève, il faut apprendre à reconnaître ses talents et ses compétences, mais aussi savoir les vendre, les mettre en avant dans le monde du travail. Parce que mettre en avant ses compétences, c’est se mettre en avant soi-même, et pour la confiance en soi, c’est excellent.

 

Lorsque vous apprenez à reconnaître vos compétences, mais aussi vos forces et vos failles, vous développez suffisamment de puissance pour apprendre à dire non, affirmer ce que vous souhaitez ou non, et choisir ce qui a du sens pour vous. Ainsi, vous ne faites plus les choses par désir de reconnaissance mais par plaisir et par nécessité d’être alignée avec vous-même. L’idée est de tendre vers une affirmation de soi sans culpabilité et dans la plus parfaite acceptation de ses imperfections.

 

 

 

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