La plateforme de l'émancipation féminine  l'émancipation féminine  l'émancipation féminine  à la Réunion et dans l'Océan Indien

Et si on laissait enfin les femmes dormir ?

Partager sur facebook
Partager sur linkedin

Ce n’est pas de la paresse, c’est de la biologie (et un peu de charge mentale).

Spoiler : les femmes ont vraiment besoin de plus de sommeil.

C’est un fait scientifique que nos matins difficiles avaient déjà bien compris : les femmes ont besoin de dormir plus que les hommes. Pas parce qu’elles aiment traîner au lit (même si le droit à la grasse matinée devrait figurer dans la Constitution), mais parce que leur organisme, leur rythme de vie et leur charge mentale leur réclament, sans filtre, un peu plus de repos.

 

En moyenne, une femme aurait besoin d’environ 30 minutes de sommeil en plus par nuit. Ce n’est pas un caprice, c’est un besoin mesuré. Plusieurs études le montrent : les femmes se couchent plus tôt, dorment un peu plus longtemps, et passent plus de temps en sommeil profond que les hommes. C’est ce fameux sommeil réparateur, celui qui remet les compteurs à zéro. Et pourtant, elles se sentent souvent plus fatiguées au réveil.

 

Pourquoi ? Parce que le sommeil féminin est parasité, et pas qu’un peu.

 

Il y a d’abord des facteurs biologiques : les fluctuations hormonales (merci les oestrogènes), le cycle menstruel, la grossesse, la ménopause… autant de montagnes russes qui jouent sur la qualité du sommeil. Il y a aussi la carence en fer, plus fréquente chez les femmes, qui peut gêner le repos.

 

Mais ce serait réducteur de s’arrêter là. Car le véritable saboteur nocturne, c’est aussi la charge mentale. Celle qui réveille à 2h du matin pour penser au planning du lendemain, aux devoirs du petit dernier, au dossier en retard ou au rendez-vous chez le dentiste oublié. Celle qui transforme le lit en bureau de crise silencieux.

 

D’après un sondage OpinionWay de 2023, 44% des femmes se disent insatisfaites de la qualité de leur sommeil, contre 37% de la population générale. Elles sont aussi plus sujettes à l’anxiété, à l’insomnie, aux réveils nocturnes et au fameux syndrome des jambes sans repos. (Oui, même nos jambes sont stressées.)

 

Et puis il y a la parentalité. Selon les études, il faut environ six ans pour retrouver un vrai sommeil après la naissance d’un enfant. Mais la clé, c’est que cet impact est plus important chez les mères que chez les pères. On ne naît pas avec une capacité magique à gérer les nuits blanches, on l’endosse. Et souvent, on le paye cher.

 

Pourquoi en parler dans LA Woman Mag ? Parce que bien dormir, c’est un acte de résistance.

 

Dormir n’est pas un luxe. C’est une condition essentielle à la santé physique, mentale, émotionnelle. Le manque de sommeil impacte la concentration, le temps de réaction, l’humeur, les capacités cognitives. Il augmente les risques d’hypertension et de dépression. Bref, mal dormir, c’est s’éloigner doucement de son propre potentiel.

Alors oui, les femmes ont besoin de dormir plus. Parce qu’elles vivent plus de fluctuations hormonales. Parce qu’elles portent souvent plus de responsabilités domestiques. Parce qu’elles ont moins de temps pour elles. Et peut-être aussi, parce qu’elles passent leurs journées à jongler avec 36 casquettes alors qu’on en a deux mains (et même pas toujours du vernis dessus).

 

Revendiquons-le, donc, avec fierté et sans culpabilité.

 

Dormir, c’est prendre soin de soi. C’est récupérer pour mieux agir. C’est dire à notre corps qu’il compte. C’est redonner à notre esprit la paix qu’il mérite.

Et si demain, on faisait de notre sommeil une priorité ? Pas après la to-do list, pas en cas de miracle, pas quand tout sera fini. Maintenant.

 

Parce que c’est la nuit que naissent les idées les plus lumineuses! Si, si 😉

 

 

Femmes ambitieuses - groupes

 

Partager sur facebook
Partager sur linkedin

A lire également