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La vie est parfois trop courte pour rester au même endroit

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Il existe des décisions qui ne se prennent pas en une journée.

Elles mûrissent lentement.

Parfois pendant des mois.

Parfois pendant des années.

Elles commencent par un simple inconfort.

Une petite voix que l’on fait taire.

Une fatigue que l’on attribue au stress.

Une lassitude que l’on tente de compenser avec quelques jours de vacances.

Puis un jour, sans que l’on sache vraiment pourquoi, quelque chose bascule.

On réalise que ce n’est pas seulement notre travail qui ne nous convient plus.

C’est notre vie qui nous appelle ailleurs.

 

 

La sécurité a parfois un prix

 

 

Nous avons grandi avec une idée simple.

Trouver un bon travail.

Le garder.

Construire une carrière.

Être raisonnable.

Être stable.

Être sérieux.

Pendant longtemps, cette formule fonctionne.

Elle apporte de la sécurité, du confort et des repères.

Puis un matin, parfois à 35 ans, parfois à 45 ans, parfois à 55 ans, une question inattendue surgit :

 

“Et maintenant ?”

Parce que nous avons atteint ce que nous pensions vouloir.

Mais quelque chose manque.

Pas forcément de l’argent.

Pas forcément de la reconnaissance.

Quelque chose de plus difficile à expliquer.

L’impression de ne plus avancer.

De ne plus apprendre.

De ne plus vibrer.

 

 

Les signes que votre vie est en train de changer

 

 

Contrairement à ce que l’on croit, les grandes transitions ne commencent pas toujours par une crise.

Elles commencent souvent par des détails.

Vous regardez davantage les offres d’emploi.

Vous vous intéressez à des sujets qui n’ont rien à voir avec votre métier.

Vous rêvez d’ailleurs.

Vous imaginez une autre vie.

Vous vous surprenez à penser :

“Je ne peux pas faire ça pendant encore dix ans.”

Et immédiatement après, votre cerveau répond :

“Arrête tes bêtises.”

Le cerveau adore la sécurité.

Même lorsqu’elle nous rend malheureux.

 

 

Le mythe du saut dans le vide

 

 

Quand quelqu’un quitte un travail, on imagine souvent un acte spectaculaire.

Une porte qui claque.

Un discours héroïque.

Une liberté retrouvée.

Dans la vraie vie, c’est beaucoup moins romantique.

Quitter un travail, c’est souvent avoir peur.

Très peur.

Peur de se tromper.

Peur de perdre ses repères.

Peur du regard des autres.

Peur de décevoir.

Peur de manquer.

Et c’est précisément pour cette raison que cela demande du courage.

Le courage n’est pas l’absence de peur.

Le courage, c’est avancer malgré elle.

 

 

Les plus belles aventures commencent rarement par une certitude

 

 

Nous passons beaucoup de temps à attendre d’être sûrs.

Sûrs à 100 %.

Sûrs que le projet fonctionnera.

Sûrs que nous serons heureux.

Sûrs que nous prenons la bonne décision.

Mais la vie ne distribue pas ce genre de garanties.

Les plus belles histoires commencent souvent avec une simple intuition.

Une conviction discrète.

Une envie impossible à ignorer.

Et un premier pas.

Pas dix.

Pas cent.

Juste le premier.

 

 

Ce que l’on perd… et ce que l’on gagne

 

 

Oui, quitter un emploi peut faire perdre certaines choses.

Une routine.

Un statut.

Des habitudes.

Des collègues.

Une forme de confort.

Mais il arrive aussi que l’on gagne autre chose.

Du temps.

De l’énergie.

De la liberté.

De nouveaux apprentissages.

La possibilité de redevenir débutant.

La joie de construire quelque chose qui nous ressemble davantage.

 

 

Et si le véritable risque était ailleurs ?

 

 

On parle souvent du risque de partir.

Beaucoup moins du risque de rester.

Rester dans une vie qui ne nous nourrit plus.

Rester dans une situation qui nous éteint doucement.

Rester uniquement parce que nous avons peur du changement.

Le temps est probablement la seule richesse que nous ne pouvons pas récupérer.

Alors la question n’est peut-être pas :

“Ai-je le courage de partir ?”

Mais plutôt :

“Ai-je envie de passer les prochaines années exactement au même endroit ?”

 

 

 

Certaines personnes quittent leur travail pour lancer une entreprise.

D’autres pour changer de métier.

D’autres encore pour retrouver du temps pour leur famille, leur santé ou leurs rêves.

Peu importe la destination.

Ce qui compte, c’est le mouvement.

Parce qu’au fond, le courage n’est pas toujours de tout quitter.

Parfois, le courage consiste simplement à écouter cette petite voix qui murmure depuis longtemps :

 

“Il est peut-être temps d’écrire un nouveau chapitre.”

 

 

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