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Miroir, miroir… Et si on s’envoyait balader les injonctions ?

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Les femmes sont soumises à une avalanche d’injonctions dignes d’un cahier des charges pour Miss Univers. Trop ceci, pas assez cela, maquillée mais pas trop, naturelle mais apprêtée… Bref, un véritable parcours du combattant pour atteindre l’impossible standard de la femme parfaite. Comment concilier la liberté d’expression de son image avec ces pressions permanentes ? Et si on décidait simplement d’envoyer valser tout ça et de faire comme bon nous semble ?

Les injonctions sociétales : une pression qui ride plus vite que le temps

 

Dès la sortie de la maternité, les filles sont exposées à des attentes absurdes. Sois belle, sois mince, sois souriante… mais surtout ne vieillis pas ! Entre la pub pour les crèmes anti-rides dès 25 ans et les photos retouchées dans les magazines, on a parfois l’impression qu’il faudrait signer un pacte avec la jeunesse éternelle pour rester “acceptable” aux yeux de la société.

Une étude menée par Dove (The Real Truth About Beauty, 2021) révèle que 70 % des femmes dans le monde se sentent insuffisamment représentées dans les idéaux de beauté véhiculés par la publicité. Pas étonnant quand on nous vend des mannequins de 18 ans pour représenter des femmes “matures” !

 

Les réseaux sociaux : l’arme à double tranchant

 

D’un côté, les réseaux sociaux permettent à des milliers de femmes de revendiquer leur beauté unique et de dire “Bye bye” aux standards obsolètes. De l’autre, ils nous bombardent de filtres qui transforment nos visages en poupées en plastique et nous font culpabiliser dès qu’on ose poster une photo sans contouring digne d’un cours d’art plastique.

Selon L’Observatoire des réseaux sociaux (2023), 60 % des jeunes femmes ressentent une pression pour correspondre aux tendances beauté d’Instagram et TikTok. En clair : si tu n’as pas la peau en porcelaine et les pommettes d’une influenceuse sortie tout droit d’un tutoriel beauté, prépare-toi à une avalanche de “T’as l’air fatiguée” ou “Tu pourrais faire un effort !”.

 

L’âgisme et le sexisme : la double peine

Demandez à une femme qui ose vieillir sous le regard du public ce qu’elle en pense. Bénédicte Delmas, ex-star de Sous le Soleil, en a récemment fait les frais. Elle a osé (oui, osé !) poster une photo sans maquillage, sans filtre, juste elle et sa copine Adeline Blondieau. Réaction immédiate : des commentaires à base de “vous êtes devenues imbaisables”. Ah, les joies d’Internet !

 

 

 

 

 

Dans une vidéo devenue virale, elle a répondu avec intelligence : « En acceptant de se montrer sans maquillage, sans filtre, et sans honte, nous refusons de jouer à un jeu ancré dans l’inconscient collectif depuis très longtemps. Une loi implicite qui dit que les femmes doivent séduire, se montrer sous leur meilleur jour, être les plus belles, pour être choisies par les hommes. »

En clair : le vieillissement masculin, c’est la sagesse. Le vieillissement féminin, c’est une anomalie. Belle mentalité, non ?

 

 

Comment reprendre le contrôle et envoyer balader les standards ?

 

Heureusement, certaines ont décidé de mettre un grand coup de pied dans la fourmilière et de redéfinir les codes. L’acceptation de soi, le mouvement “body positive” et la déconstruction des standards de beauté font de plus en plus de bruit (et c’est tant mieux !).

Voici quelques stratégies pour se libérer des injonctions :

  1. Se regarder avec bienveillance : Sérieusement, qui a décidé qu’une ride était un défaut ? Regardez-vous avec les yeux d’une amie, pas ceux d’un troll d’Internet.
  2. Arrêter l’auto-sabotage : Les discours du type “je suis trop ceci, pas assez cela”, on les range au placard. Place aux affirmations positives !
  3. Suivre des modèles inspirants : Exit les comptes Instagram qui vous font culpabiliser. Place aux femmes qui assument et revendiquent leur beauté sous toutes ses formes.
  4. Exprimer sa singularité : Que ce soit par la mode, la coupe de cheveux ou le rouge à lèvres pétant, l’essentiel est de se sentir bien dans sa peau.
  5. Se rappeler que les standards évoluent : Ce qui était “in” hier sera “out” demain. Alors autant faire ce qu’on veut dès maintenant.

Et vive l’authenticité !

L’image d’une femme ne devrait jamais être une prison, mais un moyen d’expression libre et puissant. Marre de se conformer à des diktats dépassés ? Tant mieux. Se réapproprier son image, c’est un acte de rébellion autant que d’amour-propre. Comme le dit Bénédicte Delmas : « La liberté d’être soi-même. Et si ça commençait par s’accepter comme on est ? » Bref, le vrai glow-up, c’est la confiance en soi !

 

 

Femmes ambitieuses - groupes

 

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