Contrôlez les limites de l’empathie

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L’empathie est un comportement qui vous permet au quotidien d’entretenir vos relations humaines. Mais dans certaines circonstances, l’empathie peut avoir de mauvais côtés. En excès, elle peut vous pousser à absorber une importante quantité d’émotions négatives, entraînant une certaine toxicité de ces émotions et un épuisement émotionnel pour vous. Dans cet article, La Woman Mag vous explique pourquoi il est indispensable de contrôler les limites de l’empathie.

 

Qu’est-ce que l’empathie ?

 

L’empathie, c’est cette capacité que vous avez à comprendre l’état émotionnel des autres et à éprouver de la compassion, mais aussi à vous associer à ce que les autres ressentent. L’empathie dans sa définition la plus profonde inclut la capacité que vous pouvez avoir à dissocier les émotions d’une personne des vôtres. En théorie. Parce que dans la pratique, les choses peuvent être différentes : tout dépend de votre sensibilité.

 

Ainsi, si vous êtes une personne très empathique, voire excessivement empathique, vous risquez d’absorber les émotions des autres, vous identifiant à ces émotions et tombant dans une forme d’empoisonnement émotionnel. Cette limite est précisément celle à ne pas franchir pour vous protéger d’un trop plein émotionnel épuisant et handicapant au quotidien.

 

 

Les bienfaits de l’empathie

 

L’empathie est une façon de dévoiler vos sentiments et donc de communiquer avec votre entourage. Elle est basée sur l’ouverture et l’écoute. Attention toutefois à ne pas confondre l’empathie avec la sympathie : dans le premier cas, vous ressentez les émotions de l’autre et parvenez à vous mettre à sa place ; dans le deuxième cas, vous vous intéressez à la personne en conservant toutefois une distance émotionnelle.

 

Faire preuve d’empathie, c’est renforcer ses liens avec les autres et favoriser l’entraide. Lorsque vous communiquez avec empathie, vous permettez à l’autre de vous percevoir comme une personne bienveillante : l’autre se sent soutenu, et vous gagnez en confiance en vous.

 

En effet, en apportant votre soutien moral à votre entourage lorsque, de façon générale, vous vous montrez empathique, vous développez un sentiment d’utilité auprès des autres et renforcez d’une certaine façon votre confiance en vous, tout en contribuant au bien-être mental d’un tiers. Tout le monde y gagne !

 

 

Les dangers d’un excès d’empathie

 

Si l’empathie présente de nombreux aspects positifs, il est toutefois important de se souvenir que l’excès d’empathie peut nuire. Et pour cause, l’excès d’empathie est reconnu par les professionnels de la santé comme une véritable problématique qui porte le nom de « syndrome d’excès d’empathie » ou « fatigue compassionnelle ». Dans son livre « Treating Compassion Fatigue », Charles R. Figley, professeur de psychologie à l’université de Floride, identifie clairement le concept de « fatigue de compassion », ou « fatigue compassionnelle », et en propose l’évaluation et le traitement, avec l’intervention de nombreux chercheurs dans ce domaine.

 

C’est donc un sujet très sérieux qui mérite qu’on s’y attarde. Alors, comment empêcher que l’excès d’empathie ne conduise à la fatigue compassionnelle, et comment le reconnaître ?

 

L’excès d’empathie peut vous faire ressentir un manque de confiance en vous, provoquer un stress intense impossible à gérer, amener une quantité importante de colère, d’anxiété, conduire à une hyper activation nerveuse engendrant des troubles du sommeil et de la concentration, ou aboutir à une sensation d’échec. L’excès d’empathie peut ainsi vous épuiser totalement et vous éloigner de vous-même.

 

Cela peut également conduire votre corps à le traduire, notamment par le biais de nausées, de vertiges, de variations de poids, de maux de tête ou d’addictions. Mais cela peut aussi se traduire sur votre tempérament, par une apparition soudaine de cynisme ou d’indifférence, et pire encore, par l’isolement.

 

 

Définir les limites de l’empathie

 

L’empathie est une belle qualité mais ne doit pas vous user émotionnellement. Il est donc important de poser des limites pour vous préserver.

 

La première des choses est de ne pas culpabiliser de vouloir prendre du recul. Il y va de votre bien-être mental et physique. De cette façon, vous pouvez tout à fait, écouter, comprendre et soutenir, mais sans y plonger tout entier au point de prendre les émotions de l’autre comme les vôtres. Vous ne serez pas une mauvaise personne si vous dites une affirmation telle que « Je comprends bien, j’entends bien, mais je ne peux agir à ta place/ je ne peux répondre favorablement à cette demande ».

 

La personne que vous épaulez peut tout à fait comprendre et admettre un refus de votre part. Souvent, la crainte de passer pour une mauvaise personne prend le dessus. Il est alors très important d’être honnête avec votre interlocuteur et lui montrer où se trouve les limites de votre empathie. Cela contribuera à une relation saine, tout en vous préservant de la fatigue compassionnelle et de l’oubli de vous-même.

 

 

 

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