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Interview Angélique Goodall

Interview de Angélique Goodall

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Angélique Goodall fait le buzz en tant que première femme n°2

au sein du pôle emploi

 

 

Angélique Goodall, directrice régionale du pôle emploi de la Réunion, affiche une carrière fulgurante auréolée de la médaille de la Légion d’honneur qui lui a été décernée cette année.

 

 

Avec un goût pour la dimension sociale et commerciale avec les entreprises, elle entre en tant que conseillère ANPE à Nice commençant ainsi sa carrière dans la fonction publique. Puis, elle part travailler à la Réunion puis de nouveau en métropole, en Bretagne, à Paris, en Poitou Charente et dans le grand-Est, avant de revenir à ses sources à La Réunion. Depuis plus de vingt-cinq ans, elle œuvre au sein de Pôle emploi, obtenant des évolutions géographiques et des postes de managers. Elle partage l’adage qui dit : « A Pôle emploi, on y rentre par hasard mais on n’y reste pas par hasard ». Elle confie : « Pôle emploi est un établissement qui ose mettre la femme en haute position. On est venu me chercher sinon je n’aurai jamais pris la décision de demander un poste de dirigeante. Je l’ai accepté avec l’envie de ne pas décevoir. Les ressources humaines, secteur dans lequel j’ai évolué pendant plusieurs années en tant que directrice, est un milieu très féminin où il y a peu de place au sexisme. Aujourd’hui, avec mes homologues hommes, ça dénote, mais c’est très bien vécu. Seuls 20% des femmes sont dirigeantes dans ce secteur et j’ai été la première femme numéro 2 d’une direction régionale. Les femmes apportent quelque chose de nouveau et encouragent les hommes. Avec mes N-1, je ne joue pas l’homme en jupe. Je suis au contraire fière d’arriver avec un style de management féminin, je ne veux pas me dénaturer et j’apporte ma propre vision parfois entre guillemets plus masculine que certains hommes. Je milite auprès des femmes pour qu’elles n’essaient pas d’imiter les hommes, car si l’on nous a confié ces postes-là ; c’est pour apporter autre chose et qui soit complémentaire avec les hommes ». Avec humour, elle confirme sa pensée par une anecdote en expliquant : « Je démarre mes réunions sur le terrain, en précisant qu’aucun sujet ne doit être tabou. La première fois que j’ai commencé par cette introduction, une collègue du collectif m’a demandée où j’avais acheté mes chaussures qu’elle trouvait magnifiques. Cette question n’aurait jamais été posée à un homme et j’ai apprécié cette intervention qui a permis d’apporter une proximité, et de donner un aspect de représentation féminin ». Depuis que cette histoire a fait le tour des collègues d’Angélique, elle se plaît à acheter régulièrement des paires de chaussures et de s’amuser à les porter en réunion.

 

 

Angélique Goodall s’est rendue compte que ce sont souvent les hommes qui sont à l’initiative d’encourager les femmes à oser. Elle révèle sa propre source de motivation ainsi : « mon conjoint est la première personne à me porter, m’encourager, et à m’accompagner dans mes projets. Il participe activement aux activités familiales pour me laisser le temps de m’investir pleinement dans mon travail ». Elle poursuit en précisant : « Toutefois, des femmes n’ont pas cet appui masculin ». C’est la raison pour laquelle Angélique souhaitait combler cette lacune. Elle a réuni, le 8 mars dernier, une vingtaine de femmes réunionnaises qui, comme elle, ont été les premières femmes réunionnaises à occuper ces postes à responsabilité pour proposer de mentorer des femmes, y compris demandeuses d’emploi, venant de milieux et de réseaux variés qui souhaitent évoluer dans leur activité professionnelle, voire se lancer dans l’entreprenariat. Ce mentorat vise à leur permettre de s’affranchir de certains freins et de se faire confiance. Ce projet très novateur enthousiasme Angélique et son équipe par le fait de transmettre leur expérience en explorant et en partageant leur parcours professionnel et personnel.

 

 

 

S’il fallait résumer le portrait d’Angélique Goodall en quelques mots ; ce serait l’humilité, la spontanéité, la générosité et l’engagement. Le fait de dédier sa Légion d’honneur au grade de chevalier à toutes les équipes de Pôle emploi qu’elle représente, souligne particulièrement sa personnalité. Cette médaille, qu’elle avait d’abord cru, dans sa modestie naturelle, être une duperie lorsqu’elle avait été contactée, elle l’avait savourée, en une période de confinement, avec toute sa petite famille. C’est aussi avec une formidable reconnaissance qu’elle attribue cette récompense à ses collègues, en leur renvoyant tout ce dont ils lui avaient apporté.

 

 

“mon conjoint est la première personne à me porter, m’encourager, et à m’accompagner dans mes projets”

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